Weleer signifie « autrefois » ou « jadis ». C’est un mot poétique et assez rare en néerlandais, idéal pour parler d’une époque révolue.
Dans la chanson, il décrit les chansons que la grand-mère connaissait autrefois, ce qui renforce le sentiment de nostalgie et de souvenir.
Dans cette chanson de Jan Smit, un petit-fils s’adresse à sa grand-mère, qu’il appelle tendrement « lieve oma » (« chère mamie »). Elle lui annonce qu’elle part seule pour son « allerlaatste reis » (« tout dernier voyage »), vers un paradis très beau. Cette expression parle de sa mort sans la nommer directement. Avant de partir, elle lui demande : « Zing jij dan nog jouw lied voor mij? » (« Est-ce que tu chanteras encore ta chanson pour moi ? »). Il lui promet de chanter pour elle et d’apporter des roses blanches. Le refrain, « Ik zing dit lied voor jou alleen » (« Je chante cette chanson pour toi seule »), ressemble ainsi à une promesse d’amour et de souvenir.
Le deuxième couplet revient à une scène beaucoup plus joyeuse : le narrateur dormait chez sa grand-mère avec ses amis, jouait au Scrabble et au Yahtzee, deux jeux de société connus, et chantait avec elle les vieilles chansons qu’elle connaissait. Puis la phrase « haar mooie stem klinkt nu niet meer » (« sa belle voix ne résonne plus maintenant ») rappelle qu’elle n’est plus là. Le narrateur répète la chanson, sèche ses larmes encore et encore, et dit simplement : « Lieve oma, ’k hou van jou » (« Chère mamie, je t’aime »). C’est une chanson familiale, directe, avec des roses, des jeux et une voix absente qui rendent le souvenir très concret.