Desamor est un mot portugais qui signifie 'désamour' ou 'manque d'amour'. C'est un terme fort qui exprime l'absence ou la fin de l'amour, souvent dans un contexte de déception ou de tristesse.
Dans la chanson, Arlindo Cruz utilise ce mot pour souligner le rôle du 'bem' (le bien) dans la lutte contre ce sentiment. Il chante "O bem é pra acabar com o desamor" (Le bien est là pour en finir avec le désamour), montrant que la bonté est la solution pour surmonter l'absence d'amour et la froideur dans le monde.
Avec « O Bem », Arlindo Cruz nous offre un samba chaleureux qui prend le contre-pied complet du cynisme ambiant. Dès l'ouverture, il personifie le Bien comme un compagnon fidèle : « O bem é o verdadeiro amigo / É quem dá o abrigo / É quem estende a mão » (« Le bien est le véritable ami / C'est lui qui offre un abri / C'est lui qui tend la main »). Le texte ne ferme pourtant pas les yeux sur la noirceur du quotidien. Arlindo balance une observation assez cinglante sur notre époque : « Às vezes é bem mais valorizado / Amado, endeusado quem é traidor » (« Parfois, celui qui trahit est bien plus valorisé / Aimé, divinisé »). C'est direct, lucide, mais il refuse de baisser les bras face au manque d'amour.
La force du morceau réside dans cette conviction inébranlable que la bienveillance finit toujours par l'emporter. Il prend la nature à témoin pour le prouver : tant que le soleil brille et que la lune éclaire la nuit (« Se ainda existe noite e luar »), le mal ne peut pas gagner (« O mal não pode superar »). L'invitation finale est simple et rassembleuse : « Quem tem fé pra rezar diz amém » (« Que celui qui a la foi pour prier dise amen »). Pour Arlindo, construire un monde de paix n'a rien d'un mystère inaccessible, cela commence dès qu'on choisit concrètement d'agir avec bonté : « Quando faz só o bem ».