Unendlichkeit signifie « l’infini », c’est-à-dire quelque chose qui n’a ni limite ni fin. Le mot est particulièrement poétique et mémorable, car il transforme une soirée entre amis en un moment qui semble pouvoir durer pour toujours.
Dans le refrain, le groupe chante « Wünscht man sich Unendlichkeit » : « On souhaiterait l’infini ». Cette expression évoque le désir de retenir les journées exceptionnelles et de ne jamais laisser finir cette nuit parfaite.
Dans « Tage Wie Diese », Die Toten Hosen racontent une nuit que l’on a attendue pendant des semaines. Le narrateur danse déjà « vor Freude über den Asphalt » [de joie sur l’asphalte], puis retrouve une personne au même endroit et à la même heure que la dernière fois. Ensemble, ils traversent la foule, suivent leur chemin habituel dans les rues, longent les Rheinterrassen, les terrasses au bord du Rhin, franchissent les ponts et rejoignent la musique. L’expression « alle drauf sein » [tout le monde est à fond] est familière : elle décrit une foule surexcitée, prête à faire la fête. On sent une soirée très concrète, avec ses rues, ses amis et son point de rendez-vous, pas une idée abstraite du bonheur.
Le refrain transforme cette nuit en moment presque sans fin : « An Tagen wie diesen wünscht man sich Unendlichkeit » [les jours comme ceux-là, on voudrait l’éternité]. Le groupe ne veut surtout pas rentrer ni redescendre sur terre. Le narrateur promet de protéger l’autre dans la foule, puis tous deux se laissent porter par le courant, « schwerelos » [en apesanteur]. La phrase « Das hier ist ewig, ewig für heute » [ce moment est éternel, éternel pour aujourd’hui] est la clé, avec son joli paradoxe : la nuit ne durera peut-être pas toujours, mais elle semble immense tant qu’elle continue. Et quand les paroles répètent « Kein Ende ist in Sicht » [aucune fin n’est en vue], on a envie de les croire et de chanter avec elles.