Gabbiano signifie "mouette" en français. C'est un mot charmant et évocateur qui n'est pas couramment utilisé dans toutes les chansons.
Dans "Fiore Di Maggio", le gabbiano joue un rôle poétique et presque magique. Il est décrit comme l'oiseau qui offre un "passage" à la personne aimée, la déposant délicatement sur un rocher. Ce mot crée une image aérienne et douce, renforçant l'atmosphère onirique et romantique de la chanson.
Avec « Fiore Di Maggio », l'auteur-compositeur italien Fabio Concato nous emmène au bord de la mer pour célébrer une naissance toute douce. Dès les premiers mots, il s'adresse directement à cet enfant imagé comme une petite fleur : « Tu che sei nata dove c'è sempre il sole » (Toi qui es née là où il y a toujours du soleil). Ce rocher baigné de lumière sert de décor à une fable intime où le narrateur perd un peu le fil de la réalité avec tendresse et humour. Il avoue d'ailleurs ne plus trop savoir où l'événement a eu lieu : « O a casa di mio fratello non ricordo più » (Ou chez mon frère, je ne me rappelle plus). C'est simple, direct, sans grand discours.
La poésie du texte repose sur une mythologie improvisée pour raconter l'arrivée d'un nouveau-né. Concato imagine que le bébé observait le monde depuis les nuages : « E ci hai visto su dal cielo / Ci hai provato e piano sei venuta giù » (Et tu nous as vus de là-haut dans le ciel / Tu as tenté le coup et doucement tu es descendue). Pour atterrir sur la côte, quoi de plus logique qu'un drôle d'intermédiaire marin ? Il chante carrément « Un passaggio da un gabbiano » (Un voyage en stop sur une mouette). En italien, dare un passaggio signifie « prendre quelqu'un en stop » ou « déposer quelqu'un en voiture » : voir une mouette faire le taxi pour un bébé posé sur un rocher printanier donne tout son charme à ce classique pop des beaux jours.