Le mot néerlandais "doodga" est une forme familière et contractée de "doodgaan", qui signifie "mourir". C'est un mot fort et direct qui n'est pas couramment utilisé dans toutes les chansons.
Dans "Europapa", Joost Klein chante "Blijf hier tot ik doodga" (Reste ici jusqu'à ce que je meure). Cette phrase exprime un sentiment d'appartenance et de dévotion intense à l'Europe, soulignant un engagement profond et durable qui va au-delà des frontières et des difficultés.
Attache ta ceinture : avec Europapa, l'artiste néerlandais Joost Klein t'embarque dans un road-trip survitaminé à travers le continent. Le morceau mélange hip-hop et rythmes gabber ultra rapides pour célébrer une Europe sans frontières. Joost s'amuse à voyager sans passeport ni visa : "Heb gelukkig geen visum nodig om bij je te zijn" (Heureusement, je n'ai pas besoin de visa pour être avec toi). Il prend le bus pour la Pologne, le train pour Berlin, et visite ses amis en France. Il glisse même des mots de français comme "merci" et refuse de manger des "es-car-gots" parce qu'il ne sait même pas vraiment ce que c'est !
Mais derrière cette fête absurde et ce refrain qui martèle "Welkom in Europa, blijf hier tot ik doodga" (Bienvenue en Europe, je reste ici jusqu'à ma mort), Joost raconte aussi une fuite. Il se sent seul en Allemagne ("Ich bin in Deutschland, aber Ich bin so allein"), a mal en Italie ("Io sono in Italia, maar toch doet het pijn"), et avoue fuir ses propres démons. Quand il allume la radio, il entend "Papaoutai" de Stromae, un clin d'œil direct au chanteur belge et au manque du père. Un morceau à la fois fou, drôle et touchant !