Eine Handvoll Glück signifie littéralement « une poignée de bonheur ». Cette expression poétique imagine le bonheur comme quelque chose de concret que l’on peut offrir et garder précieusement.
Dans la chanson, le narrateur glisse cette « poignée de bonheur » dans un morceau décoré avec amour pour réconforter une personne triste. C’est une image tendre, originale et particulièrement mémorable.
Dans « Wenn Du Einmal Traurig Bist » (« Si un jour tu es triste »), Oesch’s Die Dritten s’adresse à quelqu’un qui traverse une journée très lourde : « An denen’s auf’m Herzen drückt » (« où quelque chose pèse sur le cœur »). L’expression familière auf’m est la forme raccourcie de auf dem, et es drückt auf dem Herzen décrit un poids moral, pas une douleur physique. La personne a « den Kopf voll Fragen » (« la tête pleine de questions »), ses pensées tournent en rond et elle ne voit « kein Licht » (« aucune lumière »). Le refrain lui offre alors une chanson à garder près de soi, décorée avec amour et remplie d’« une poignée de bonheur ». C’est une jolie idée : une chanson devient presque un petit cadeau de secours.
Le texte ne promet pas de tout réparer d’un coup. Il rappelle plutôt que « Manchmal braucht’s den Regen, um seinen Weg zu sehen » (« parfois, il faut la pluie pour voir son chemin ») et que le monde continuera de tourner. Braucht’s est une forme orale de braucht es, souvent entendue dans la langue parlée. Après les soucis, il reste la possibilité de pardonner, de comprendre et d’avancer. Et si tout semble s’écrouler, le conseil est simple, direct et tendre : « Dann denk an mich » (« alors pense à moi »).