Rumbera désigne une femme qui danse la rumba ou, plus largement dans les Caraïbes, une femme qui aime faire la fête et danser. Dans la chanson, Oscar D’León interpelle ainsi la femme qui le fait souffrir, avec un mot très évocateur de l’univers festif et dansant de la salsa.
Dans « Llorarás », Oscar De León s’adresse à une femme qui l’évite et le fait souffrir. Il lui reproche de ne jamais être là où il la cherche : « Si te busco por aquí, me sales por allá » [Si je te cherche par ici, tu apparais par là]. Puis il lui annonce une revanche très directe : « Llorarás y llorarás » [Tu pleureras encore et encore], sans personne pour la consoler. Le mot rumbera désigne ici une femme qui aime faire la fête, tandis que bandolera est une insulte familière pour une femme jugée trompeuse ou peu correcte. Le chanteur ne cache pas sa colère : selon lui, elle finira par comprendre que « si te engañan, duele » [quand on te trompe, ça fait mal].
Le plus savoureux, c’est le changement de position. Elle reviendra peut-être demander pardon, mais il répond : « Ya mi corazón no se acuerda más de ti » [mon cœur ne se souvient déjà plus de toi]. Après avoir souffert, il affirme : « Ahora quien ríe soy yo » [maintenant, c’est moi qui ris] et décide de vivre comme il l’entend. Echa pa’lante signifie « avance » ou « va de l’avant », une façon énergique de tourner la page. La mention de Noël à la fin, « En esta Navidad, mamá » [À Noël, maman], apporte une sortie presque théâtrale et festive à cette histoire de cœur brisé.