Ockelbo 300 fait référence à un modèle spécifique de motoneige suédoise, très populaire dans les années 70. Ce n'est pas un mot courant, mais plutôt un nom propre qui évoque une époque et un type de véhicule particulier.
Dans la chanson, le narrateur exprime son amour et sa fierté pour sa motoneige "Ockelbo 300", la décrivant comme la "plus belle" et la "meilleure". C'est un mot intéressant car il ancre la chanson dans un contexte culturel et historique suédois, et il est central à l'identité du morceau.
Dans « Ockelbo 300 », le narrateur parle de sa motoneige comme d’une merveilleuse compagne. Elle l’attend chaque jour dans la cour, puis l’emmène sur le Klimtaträsket, un lieu enneigé, où il découvre une liberté nouvelle : « Det är en frihets känsla som jag aldrig kännt förut » [C’est une sensation de liberté que je n’ai jamais ressentie auparavant]. Le refrain est une déclaration d’amour franchement amusante : « Hon e de finaste som finns » [Elle est la plus belle qui existe]. En suédois, hon signifie « elle » : la motoneige est donc personnifiée comme une belle dame, et « Ockelbo 300 » devient presque son prénom.
Puis la balade monte vers les montagnes (fjäll) : la neige jaillit, les gaz sont ouverts à fond, et le conducteur grimpe et descend le Svartfjäll. Il aperçoit même la bodega, probablement le refuge ou le café du coin, avant de décider de rentrer avec sa fidèle machine. La dernière strophe ajoute des détails très concrets et comiques : cette Ockelbo 300 est « en tjänst sen 1972 » [en service depuis 1972], fonctionne avec un mélange d’huile à trois pour cent et ne connaît presque aucun problème, à part un segment de piston de temps en temps. Avec son vocabulaire régional comme bare pour « seulement ou tout simplement » et åke pour « conduire ou aller », la chanson transforme une vieille motoneige en reine absolue des pistes.