Splinters signifie 'échardes' en français. C'est un mot qui évoque une petite pièce de bois ou de verre pointue qui s'enfonce sous la peau, causant une douleur persistante.
Dans cette chanson, Katy Perry utilise le mot "splinters" de manière métaphorique pour décrire les blessures et les douleurs résiduelles d'une relation brisée. Elle chante "Now we've got too many splinters" (Maintenant, nous avons trop d'échardes), suggérant que la relation est tellement endommagée qu'elle laisse des douleurs multiples et difficiles à enlever, bien après la rupture. C'est une image forte et poétique pour parler de la souffrance émotionnelle.
Dans ce morceau pop, Katy Perry parle d'une rupture lente et inévitable causée par l'absence d'efforts dans le couple. Le problème n'est pas une grosse dispute, mais plutôt les petits manques du quotidien : « It's not what you did / It's what you didn't » (Ce n'est pas ce que tu as fait / C'est ce que tu n'as pas fait). Elle reproche à son partenaire d'être distant au point d'oublier les bases, comme simplement demander des nouvelles : « It's not that complicated / To ask me how my day is » (Ce n'est pas si compliqué / De me demander comment s'est passée ma journée). L'image centrale du titre, « Bandaids over a broken heart » (Des pansements sur un cœur brisé), montre bien l'inutilité des excuses tardives ou des bouquets de fleurs pour sauver une relation qui s'éteint.
Le refrain liste toutes les concessions faites pour essayer de tenir bon : « Lowered my expectations » (J'ai baissé mes attentes) et « Made every justification » (J'ai trouvé toutes les excuses possibles). Elle utilise aussi la métaphore médicale « I'm flatlining tryna to save this » (Mon pouls est plat à force d'essayer de sauver ça) pour dire qu'elle est à bout de souffle. Pourtant, le morceau ne tombe pas dans l'amertume totale : elle affirme que si c'était à refaire, elle revivrait cette histoire sans hésiter (« If I had to do it all over again / I would still do it all over again »), car les bons moments en valaient quand même la peine.